click to open the menu

Déroulement de la conception

Le traçage des dix-neuf schémas techniques et quarante-six planches d’épure a été grandement facilité par l’utilisation du logiciel Autocad 2016 ® (société d’édition Autodesk). Ce dernier s’est cependant montré insuffisant lorsqu’il s’agissait de modéliser fidèlement l’objet avec tous ses détails courbes. J’ai dû par conséquent ajouter à mon apprentissage informatique le logiciel Rhinoceros SR5 ® (société d’édition McNeel).

La production des rendus s’est réalisée via le module complémentaire V-Ray 2.0 ® (société d’édition Chaos Group). Ces images virtuelles, de haute résolution, m’ont permis de mieux apprécier, entre autre, les zones de rencontre entre bois debout et bois de fil, et la réflexion lumineuse engendrée par le relief des moulures.

L’estimation, la gestion du temps pour la fabrication du meuble a été dressée à plus d’une reprise sur des plannings ; avant et au cours de la réalisation. Cet exercice prévisionnel ne fut pas évident pour moi, d’autant plus que n’ayant très peu d’expérience pour ce qui est de la construction de « mobilier particulier ».

Le corroyage des pièces ont été optimisés grâce à l’établissement de plusieurs bordereaux, prenant compte d’un calepinage préétabli. Le choix des planches avivées s’est donc opéré en fonction de ce dernier.

Chaque élément est taillé et placé de manière très précise dans l’ensemble structurel. Cette attention se justifie principalement en termes de solidité, d’équilibre hygroscopique, mais aussi, parfois, selon une fin esthétique. Les tronçons des planches ont tous été marqués en bois debout pour indiquer, d’une part, la direction de la croissance de l’arbre, et d’autre part, leur position au sein du plateau duquel ils ont été débités.

Un développement concentrique, de l’extérieur vers l’intérieur (telle des cônes dressés et empilés les uns sur les autres) et l’éventuelle hétérogénéité des cernes permettent de définir la position de la moelle par rapport au reste du duramen, mais aussi le sens de la croissance verticale de l’arbre. Cette analyse peut se réaliser de manière aisée pour autant qu’elle soit appliquée sur un plateau d’une certaine longueur.

Suivant les deux dessins techniques ci-après

Je considère les points nodaux tels des articulations robotiques.

Les zones rectangulaires de couleur mauve, verte et bleu turquoise déterminent les pièces selon un premier corroyage, avant leur mise en forme définitive. Les axes de mêmes couleurs représentent très approximativement les vecteurs de charge dynamique. Quant aux axes bleu foncé, ceux-ci indiquent l’une ou l’autre zone sensible constituée de fibres ininterrompues.

Les dimensions et formes des assemblages tiennent compte de la matière dans toute sa longueur, et du rôle de chacune des pièces au sein de l’ensemble. Elles sont par ailleurs déterminées par l’application de calculs, tracés et pratiques propres à l’art de la charpenterie.

Les deux axes principaux de la vue en plan passent par les quadrants du cercle inscrivant l’objet. Ils sont références de symétrie, tout comme l’axe vertical passant par le centre du tronc, de la vue de face (ou de côté).

Une similarité est aussi imaginée dans l’élévation, autour de l’axe horizontal. Elle oppose les deux ensembles plateau / décharge / traverse et traverse / pied / repose-pieds.

La structure se répartit autour du tronc en six groupes composés chacun de quatre pièces. Ces dernières sont disposées dans un jeu de triangulation sur différents angles de vue.

COMPOSITION